Conférence du vendredi 20 mars 2026

Claude Veau-Delaunay physicien tourangeau (1755-1826) par Jacques Cattelin, Professeur de sciences physiques

Résumé

Né à Tours, Claude Veau-Delaunay (1755-1826) étudie la chimie à Paris, puis la médecine successivement à Paris puis à Montpellier. Il voyage en Italie et devient membre de l’Académie des sciences de Turin.  Il s’établit médecin dans sa ville natale et y demeure jusqu’en 1806, bénéficiant de la protection politique de son frère aîné. Pendant cette période tourangelle, il est membre de la Société médicale de Tours, de la Société d’agriculture, arts et commerce de Tours et de la Société d’agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département d’Indre-et-Loire.

En 1806, il est nommé professeur de physique chimie au lycée Bonaparte de Paris. En 1809 il rédige un Manuel de l’électricité, richement illustré et décrivant de nombreuses expériences d’électrostatique qu’il a pu tester grâce à sa coopération suivie avec Dumotiez, un fabricant d’instruments parisien renommé. Excellent expérimentateur, se montrant innovateur, il a équipé un cabinet de physique chimie d’une grande richesse et effectué des recherches sur l’électrolyse, la chimie, l’usage de l’électricité médicale.

L’ornement sculpté au château de Villers-Cotterêts parÉvelyne Thomas, Docteur en histoire de l’art, chercheur associé au CESR-UMR 7323

Résumé

Situé en lisière de la forêt de Retz, en Picardie, le château de Villers-Cotterêts est aujourd’hui connu pour être la Cité internationale de la langue française. Mais autrefois, la forêt de Retz était surtout un territoire de chasse prisé des rois, où François Ier fit édifier, pour remplacer une résidence plus modeste, un château somptueux dont la construction se poursuivit sous Henri II.

Le décor sculpté de Villers-Cotterêts tient du délicieux mélange entre formes nouvelles et modèles plus anciens. C’est un peu le cas à chaque changement de répertoire ornemental ou de style, mais, à Villers-Cotterêts, apparaît une nouveauté particulière : l’emploi de la colonne dans l’esprit de l’architecture à l’antique, qui se mêle à la fantaisie décorative de la première Renaissance. Cette « expérience d’avant-garde » comme l’a écrit Claude Mignot, pose la question des modèles qui ont pu l’inspirer et fait apparaître une filiation surprenante.